Considérant au début de 2019 l’Organisation transatlantique comme une « charge » pour les États-Unis, Trump exige maintenant de son partenaire le plus proche en Syrie, la France, qu’il remplisse le vide que laissera dans le nord-est de la Syrie le départ de l’armée US. Dans cette optique, le Pentagone se concerte avec le ministère français de la Défense pour préparer le terrain au déploiement des militaires français dans le Nord syrien. Ceux-ci auraient alors pour tâcher d’éviter toute confrontation entre d’une part les militaires américains et turcs, et d’autre part, entre l’armée turque et les FDS.
Le secrétaire américain à la Défense, Patrick Shanahan, a rencontré la ministre des Forces armées françaises, Florence Parly. Au cours de cette entrevue, les deux parties se sont mises d’accord pour poursuivre leur coopération afin de garantir ce qu’elles ont appelé « la sécurité du nord-est de la Syrie ».
« Le secrétaire Shanahan et la ministre Parly ont convenu de continuer à travailler ensemble en tant que partenaires de la coalition afin d’améliorer la sécurité et la stabilité dans le nord-est de la Syrie », indique le communiqué du département américain à la Défense.
Selon le communiqué, Shanahan et Parly ont également discuté d’un certain nombre d’autres questions, dont le sort des terroristes de Daech. Il semble que les deux parties s’accordent sur la nécessité d’effacer toute trace de Daech en Syrie, afin de cacher leur complicité avec les terroristes dans la guerre qui a ensanglanté ce pays.
Les États-Unis et leurs alliés mènent depuis 2014 une opération militaire en Syrie et en Irak, pays voisin, sous le prétexte de la lutte anti-Daech. Les actions de la coalition en Syrie violent le droit international, car elles n’ont jamais reçu l’aval de Damas ni du Conseil de sécurité des Nations unies. En décembre, le président américain Donald Trump a annoncé le retrait des troupes US du pays.